Voilà.

Voilà, ça y est, les neuf mois et le jour en plus se sont écoulés.

Est-ce que j’ai pris une décision sur ce que j’allais faire de ma vie ?

Non.

Est-ce que c’est grave ?

Non.

Cette grossesse introspective a juste foutu un peu plus de bordel dans ma tête.

L’avantage du bordel, c’est qu’on finit toujours par le ranger (ou alors on a le syndrome de Diogène, mais malgré toutes mes bizarreries, ça, je ne l’ai pas) (quoi que, je garde quand même un sacré paquet de coquillages glanés sur les plages que j’ai arpentées…)  Alors, petit à petit, je fais du tri. Quelques cartons de cette idée. Quelques sacs de celle-là. Les plus débiles vont directement à la déchèterie. Celles qui ne sont pas utiles pour l’instant ou qui manquent d’outils pour les réaliser, je les stocke à la cave (facile à récupérer, trois étages plus bas). Les plus intéressantes, je les arrange correctement et harmonieusement sur mes étagères.

Pour l’instant, ce n’est pas encore tout bien organisé. Vu de l’extérieur, on y voit que du feu (comme quand on vient chez moi, n’ouvrez pas les placards ! Seuls les vrais, savent). Il n’y a que les idées à jeter qui ont dégagé, j’ai loué une camionnette pour l’occasion, vu le volume (en faisait partie : devenir acrobate, devenir chanteuse, devenir rentière, devenir top model) (ça allait de soi). Le reste, c’est un joli foutoir, je m’organise petit à petit. Je tire des fils, ça démêle parfois une pensée. Bon, vu ma dyspraxie latente, je fais surtout énormément de noeuds.

Ce n’est pas grave.

Un peu de patience et l’intérieur de moi-même sera mieux trié que le dictionnaire (je n’ai pas de meilleur exemple de truc immuablement bien rangé). Je pourrais donc consulter mes idées rapidement et choisir, en lisant sa définition, celle qui m’ira le mieux.

Pour l’instant, j’écris. Beaucoup. Un projet de roman. Un embryon que j’aimerais bien accoucher avant le 5 juillet, date notoire de mes 30 ans.

Comment ça, ce blog n’a pas suffit à démontrer que je ne suis pas faite pour les deadlines ? Mauvaises langues.

Ecrire, c’est le seul truc que j’aime sans jamais me lasser. Le seul. Même dormir, ça m’ennuie. Et Dieu sait que j’aime dormir. Je suis donc pleine d’espoir et c’est ce que je me souhaite pour 2018.

A vous, je vous souhaite d’être contents de vieillir. Plus le temps passe, moins on y échappe (info importante : les bébés de l’an 2000 seront majeurs cette année) alors autant en tirer partie. Devenons tous vieux et heureux !

PS : vu que je n’ai rien accouché, je continuerai de temps à autre à bavarder par ici (PS dans le PS : merci à tous vos petits mots quand vous me lisez, ça me touche).

Illustration – Mayumi Otero

 

Advertisements

2 Comments

  1. Pour dénouer des noeuds, je te recommande de ne pas tirer sur les ficelles, de laisser du mou, parfois de faire machine arrière et d’observer avant de tenter une action. Mais avec calme et détermination, on finit toujours pas y arriver. Courage…..

    Like

  2. Je tombe sur ton blog un peu par hasard, et il m’à fait sourire car on a la même deadline a quelques jours près et le même genre de projet (pour moi ce sera le 1er juillet et un album jeunesse). Du coup je me sens moins seule et je te souhaite une belle année et la réussite ! 🙂
    Violaine

    Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s